Délégationde Meurthe-et-Moselle

Mission au Bangladesh

L’agriculture biologique : une autre solution contre la pauvreté

Dans la région de Sirajdikhan, Caritas Bangladesh redonne fierté et dignité aux paysans en leur permettant de retrouver des savoirs ancestraux au service de l’agriculture de demain. Un exemple qui allie intelligemment technologie moderne et respect de l’environnement.

Culture de courges

publié en mars 2015

Jeudi 19 mars 2015, Sirajdikhan

En 1971, au sortir de la guerre qui s’acheva par l’accès du Bangladesh à l’indépendance, le pays connut une douloureuse période de famine. En cause, la mort de nombreux hommes dans les combats et l’anéantissement des circuits de distribution. Une ONG néerlandaise proposa alors l’introduction d’une plante jusqu’alors inconnue au Bangladesh : la pomme de terre. Ce légume trouva des conditions idéales de développement dans le pays. Comme deux cents ans auparavant en France avec Parmentier, la pomme de terre permit de surmonter la pénurie alimentaire.

Des techniques au service de la sécurité alimentaire

Malgré tout, dans les zones rurales du sud de Dhaka, les personnes les plus pauvres ont aujourd’hui encore des difficultés à accéder à une nourriture de qualité, en suffisance. Caritas a donc mis en place un projet dont l’objectif est de permettre aux personnes les plus pauvres d’améliorer leur condition par la création de nouvelles sources de revenus : c’est le projet SUFOL (Sustainable Food and Livelihood Security). Cela passe en particulier par la mise en œuvre de techniques agricoles respectueuses de l’environnement et un appui sur les savoir-faire ancestraux.

Les conditions climatiques chaudes et humides et le sol limoneux permettent une succession de cultures sans temps de repos, mais à condition de pratiquer une rotation raisonnée : la plantation de pastèques suivant par exemple celle de pommes de terre. L’utilisation de plantes locales dont les propriétés ont été redécouvertes permet d’élaborer des pesticides naturels d’un coût minime et sans impact sur l’environnement. Le compostage des déchets organiques végétaux et des déjections animales fournit un engrais vert qui optimise encore la production. La jacinthe d’eau, familière des points d’eau de la région, est par exemple utilisée pour son apport en nutriments essentiels.

Des connaissances qui se transmettent

Toutes ces techniques représentent des fondamentaux de l’agriculture biologique qui sont transmis aux petits paysans. Ces derniers sont invités à les expérimenter, et le partage des connaissances permet des améliorations permanentes qui sont peu à peu partagées au sein de la communauté. Les fruits de ce travail sont déjà visibles : des familles qui jusque-là peinaient à assurer leur subsistance accèdent à une alimentation suffisante et peuvent envisager un avenir plus serein.

C’est pour elles une grande source de fierté qu’elles ont eu à cœur de nous faire partager.

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